Arrêtez tout ! Voici ce que le PVT au Japon n’est pas !

Arrêtez tout ! Voici ce que le PVT au Japon n’est pas !

1140 585 Nipponrama

De nombreuses personnes voient leurs demandes de PVT refusées. Elles voient souvent le visa vacances-travail comme une alternative à d’autres visas plus compliqués à obtenir.

Réfléchir ainsi c’est se méprendre totalement ! Je n’ai pas envie de voir des gens regretter d’être parti en PVT au Japon. Croyez moi, cela arrive plus souvent que ce que l’on peut le croire. Moi-même, parfois je me demande ce que je fait à Tokyo et pourquoi je me complique autant la vie…

Bref, cet article n’est pas la pour vous poussez à arrêter de vouloir vivre l’expérience PVT au Japon. Il est juste là pour vous expliquer qu’il y a des bonnes et des mauvaises raisons de vouloir partir. Aller au Japon avec un visa vacances-travail pour de mauvaises raisons peut vous faire vivre un véritable cauchemar ! Croyez-moi !

Le PVT ne vous permettra pas d’effacer tous vos problèmes, le Japon n’est pas un paradis sur terre.

Beaucoup s’imaginent pouvoir effacer leurs problèmes en partant à l’autre bout du monde. Effectivement, cela peut marcher si vous décidez de changer d’identité et de tout envoyer valser. Mais vous n’êtes pas autant déprimé, n’est-ce pas ?

La réalité est bien différente.  Le PVT n’étant pas un visa permanent, vous ne pouvez pas vous permettre ce genre de folie. Si vous avez des problèmes dans votre vie quotidienne dans votre pays d’origine, il est fort probable que vous les retrouviez une fois votre année au Japon écoulée.

Il est aussi possible que vous rencontriez des problèmes bien plus complexes à gérer en partant dans un pays que vous ne connaissez pas. Un pays où les gens parlent une langue que vous ne maîtrisez pas. Un pays qui a des coutumes biens différentes des vôtres, mais qui sont pourtant ancrées dans tous les aspects de la société.

Souvent le mythe du Japon s’effondre quand le PVTiste cherche à trouver un travail et à avoir une vie « normale ». Il s’aperçoit très vite qu’il rencontrera beaucoup plus de difficultés au Japon que dans son pays d’origine. Et souvent, il finira par accepter des emplois sous-payés ou sans perspective d’avenir… Mais ça nous en reparlerons plus tard dans l’article.

Le PVT Japon n’est pas un visa de tourisme classique

Si vous n’êtes jamais allé au Japon et que vous vous apprêtez à déposer votre dossier de demande de visa vacances-travail, vous êtes peut-être sur le point de faire une grave erreur.

Le Japon n’est sûrement pas tel que vous le rêvez. Partir un an dans un pays sans avoir pu vraiment voir au préalable à quoi cela ressemblait en vrai c’est prendre d’immenses risques pour rien. Non, le Japon n’est pas tout à fait ce que vous voyez dans les mangas, dramas, clips ou jeux vidéos.  Cela reviendrait à dire que la France c’est comme dans un mauvais épisode de Louis la Brocante ou comme dans un clip à vomir de Black M. Je caricature, mais la réalité est toujours bien loin de la fiction.

Mon conseil est simple, partez quelques semaines en visa touriste classique. Regardez si le pays vous plait vraiment. A partir de là, envisagez ou non de partir en PVT pendant un an. Même si cela signifie de repousser votre projet de quelques mois. De plus, un premier voyage au Japon vous permettra de mieux préparer votre programme de voyage en visa vacances-travail. Ainsi, vous ne partirez pas en vous tirant une balle dans le pied, avec un projet qui ne peut pas tenir la route plus de trois mois.

Le PVT Japon n’est pas un visa de travail classique

Il est important de noter que le PVT ne délivre pas un visa de travail classique. Si vous voulez vous rendre au Japon uniquement pour travailler, il est préférable de s’orienter vers l’un des nombreux visas de travail en vigueur au Japon.

Comme son nom l’indique, le visa vacances-travail doit uniquement vous permettre de travailler sur place pour financer votre voyage au Japon.

l’Ambassade du Japon le rappelle d’ailleurs sur son site internet:

L’accord relatif au visa vacances-travail a pour objectif de promouvoir les relations internationales et d’approfondir les relations d’amitié et de compréhension mutuelle entre la France et le Japon en offrant aux jeunes ressortissants de ces deux pays l’opportunité d’appréhender la culture et et le style de vie du pays dans lequel ils se rendent. Il permet aux participants de travailler afin de compléter le financement de leurs activités et de leurs frais de séjour au cours de leurs vacances.

Nous attirons toutefois votre attention sur le fait que, bien que le travail soit accessoirement admis dans le but de compléter ses finances, il ne peut en aucun cas être l’objectif principal du séjour. Celui-ci devant rester avant tout touristique.

De plus, conformément aux dispositions de l’accord, les participants ne peuvent pas exercer d’activité portant atteinte aux bonnes moeurs (emplois dans des bars, cabarets, boîtes de nuit, salles de jeux…).

Le programme de voyage que vous remettez à l’ambassade ou au consulat lors du dépôt de votre demande de visa est là pour montrer que vous avez bien compris cela. Si votre programme présente un déséquilibre en faveur du travail par rapport au tourisme, votre demande de visa sera forcément refusée. De plus, si vous indiquez des emplois hors de votre portée ou qui ne peuvent être réalisés dans le cadre d’un PVT, votre demande de visa finira aussi à la poubelle.

Le PVT Japon n’est pas un visa étudiant

Améliorer ses compétences linguistiques peut être l’un des objectif de votre séjour au Japon en PVT. Mais celui ci ne doit pas se réduire qu’à cela. Vouloir utiliser son unique ticket PVT Japon pour prendre exclusivement des cours de langue est d’autant plus ridicule qu’il n’est pas compliqué d’obtenir un visa étudiant au pays du soleil levant.

Le PVT Japon n’est pas une porte d’entrée vers un visa permanent

Le programme vacances-travail n’est pas un moyen d’émigrer au Japon sur le long terme. Vous pourrez préparer votre programme et écrire votre lettre de motivation pour votre dossier de PVT qu’à partir du moment où vous aurez compris cela.

En effet, beaucoup de personnes souhaitant à tout prix vivre au Japon s’imaginent que le programme vacances-travail est un tremplin. Il ne requière pas d’avoir déjà trouvé un travail. De plus, il permet de rester sur le sol japonais pendant une période assez longue. Ces gens s’imaginent souvent qu’ils trouveront facilement un emploi sur place. Même lorsqu’ils ne parlent pas japonais. Ils s’imaginent qu’à partir de là ils pourront trouver un sponsor pour obtenir un visa de travail classique. Malheureusement, la plupart de ces gens se fourrent le doigt dans l’œil jusqu’au coude.

D’autres désespèrent de ne pas trouver d’emploi au Japon en étant à l’autre bout du monde. Il finissent par s’impatienter après des mois, voire des années, de recherches infructueuses. C’est pourquoi ils finissent par opter pour cette solution « de facilité » qu’est le PVT.

Je peux comprendre leur frustration. Mais dites vous bien que si vous ne trouvez pas d’emploi au Japon, votre problème n’est pas que géographique. Le fait de résider au Japon ne vous rendra pas beaucoup plus attractif sur le marché du travail japonais. Surtout avec un PVT

Il y a une différence entre vouloir à tout prix au Japon et vivre confortablement au Japon

Je préfère briser vos rêves plutôt que de vous voir passer les dix prochaines années de votre vie à faire un métier que vous n’aimez pas. Un emploi sans réelles perspectives d’avenir. Quand j’écris ces lignes, je pense aux centaines d’Occidentaux qui finissent par enseigner leur langue maternelle à des Japonais. Ces gens ont souvent des CV qui auraient pu leur promettre un carrière bien plus attrayante. Une carrière qui aurait pu leur fournir les revenus suffisants pour partir en vacances au Japon tous les ans.

Je ne dis pas qu’il est impossible de convertir votre PVT en un autre visa. Je dis simplement que le PVT n’est pas fait pour cela. Les anciens PVTistes qui ont réussi ce genre d’exploit et qui sont épanouis sur le long terme doivent être ultra-minoritaires.

Michaël da Silva Paternoster

Français vivant au Japon depuis 2016. Je travaille en tant que manager et consultant en marketing pour plusieurs entreprises japonaises et étrangères.

All stories by : Michaël da Silva Paternoster
  • KAKULE SHAHETERA Hubert 20 juin 2017 à 3 h 48 min

    comment trouver des entreprises partenaires Japonaise pour sponsoriser une école étrangère qui peut chaque fois lui fournir une mains d’oeuvre ou Stagiaire étranger.
    Ceci permettra non seulement l’échange de culture, mais aussi d’ expérience.
    Merci

  • KAKULE SHAHETERA Hubert 20 juin 2017 à 3 h 54 min

    Partenariat d’ écoles étrangères pour la mains d’ oeuvre dans les entreprises Japonaise

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